Jour de la Terre : 10 trucs pour réduire son empreinte écologique alimentaire

Un simple geste comme acheter une bouteille d’eau en plastique peut paraître banal et sembler n’avoir qu’une toute petite influence sur l’environnement, mais c’est lorsque des millions de personnes posent le même geste que cela prend des proportions énormes. Heureusement, ce concept fonctionne également à l’inverse : par de simples gestes, on peut réduire sensiblement sa part et changer l’avenir de la planète.

Qu’est-ce que le Jour de la Terre?

Le Jour de la Terre, célébré le 22 avril depuis 1970, est un événement annuel mondial pour la protection de l’environnement. Il s’agit de la célébration environnementale la plus importante et sa mission principale est d’accompagner les personnes et les organisations à diminuer leur impact sur l’environnement.

Au Québec, c’est depuis 1995 qu’on célèbre le Jour de la Terre, notamment en organisant toutes sortes d’activités de sensibilisation face aux enjeux environnementaux.

Comment faire pour réduire son empreinte écologique alimentaire?

Quand on parle d’empreinte écologique, on parle de l’impact de l’humain sur l’environnement. Il s’agit d’une estimation de la surface terrestre nécessaire pour qu’une personne puisse subvenir à ses besoins. Aujourd’hui, il existe des outils qui permettent de calculer la trace que nous laissons nous-mêmes sur la planète.

Allez calculer votre empreinte écologique, puis revenez voir les solutions qui se présentent à vous pour réduire votre impact environnemental alimentaire.

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1. Réduire le gaspillage de nourriturecompost

Bien souvent, les consommateurs ont tendance à acheter plus de nourriture que ce dont ils ont réellement besoin, et une partie de celle-ci finit inévitablement à la poubelle. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, « le gaspillage alimentaire est à l’origine d’environ 8 % des émissions totales de gaz à effet de serre causées par l’humain, ce qui est presque autant que le transport routier ».

Pour vous aider, vous pouvez planifier votre menu de la semaine en dressant la liste des ingrédients dont vous avez besoin pour chaque repas et ainsi n’acheter que le nécessaire. En plus d’être bénéfique pour l’environnement, réduire le gaspillage alimentaire permettra aussi de vous faire économiser.

Consultez notre article « Une cuisine astucieuse pour contrer le gaspillage » pour connaître toutes les astuces.         

2. Composter ses déchets alimentaires

Le principe du compostage consiste à retourner les matières organiques à la terre. Alors que les déchets compostables représenteraient le tiers de la poubelle domestique, vous pouvez contribuer, de façon simple et naturelle, à réduire l’engorgement des sites d’enfouissement en compostant vos déchets alimentaires.

De plus, le compost est une excellente source de fertilisant et peut être utilisé dans votre jardin pour favoriser la croissance de vos plantes et de vos légumes! Il permet aussi d’éviter l’utilisation de produits chimiques et contribue donc à la préservation des sols et des eaux.

Vous ne savez pas quels aliments sont autorisés ou non dans le bac à compost? Ce petit guide vous aide à faire le tri de vos déchets organiques. Par exemple, tous les restes de fruits et de légumes doivent se composter, alors qu’il faut éviter tous les résidus d’origine animale comme les produits laitiers, la viande et le poisson.

3. Cuisiner les restes

Souvent, les légumes se vendent en paquet et contiennent plus de portions que ce dont vous avez besoin pour une recette? Avant de les envoyer sur le chemin du compost, pourquoi ne pas leur donner une seconde chance d’être cuisinés! La plupart des légumes se cuisinent d’ailleurs très bien en potage ou en soupe. Essayez de trouver une deuxième utilité à vos restes et aidez l’environnement et votre portefeuille par le fait même.

Il est également possible de recuisiner une recette que vous avez déjà mangée la veille, par exemple. Voyez comment dans notre article « L’art de cuisiner les restes comme un chef! ».

4. Manger localmanger-local

Le fait d’acheter local permet de réduire le nombre de kilomètres parcourus entre le produit et votre assiette et donc de diminuer les effets négatifs du transport. En plus de soutenir l’économie locale, vous réduisez de façon considérable votre empreinte écologique!

Comment définir une consommation locale? La définition de « local » peut varier d’une personne à l’autre, mais pour vous aider, dites-vous que moins le produit que vous achetez vient de loin, moins ses répercussions sur l’environnement sont grandes. Il serait d’ailleurs conseillé de consommer des aliments dont le lieu de production se trouve à moins de 640 km de chez soi.

Un bon moyen d’acheter local est de manger des fruits et des légumes de saison. Vous pouvez entre autres vous abonner à des paniers de légumes provenant de fermes près de chez vous, ou encore aller les acheter directement au marché local!

5. Manger des fruits et des légumes de saison

Comme mentionné plus haut, plus un produit vient de loin, plus ses répercussions sur l’environnement sont importantes. C’est-à-dire que si vous achetez des fraises en hiver, par exemple, il y a de fortes chances qu’elles ne proviennent pas du Québec. De plus, ces fraises qui arrivent de loin doivent être cueillies avant maturité pour arriver dans votre assiette encore belles. Cela signifie qu’après le trajet parcouru ces fraises ne sont ni fraîches ni mûres.

Manger des fruits et des légumes de saison permet donc d’avoir des aliments d’une fraîcheur exceptionnelle, puisqu’ils sont cueillis à maturité, en plus de réduire l’impact écologique du transport. Consultez le calendrier des disponibilités des fruits et des légumes pour savoir quels aliments manger pour chaque saison. Certains fruits et légumes peuvent se consommer toute l’année, comme l’ail, les betteraves, les carottes, les champignons, le chou, les pommes, etc.

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Il n’est cependant pas impossible de manger des légumes hors saison. En effet, les légumes surgelés sont récoltés en saison; on peut donc en manger toute l’année sans s’inquiéter des kilomètres parcourus!

6. Cultiver ses propres légumes

Savez-vous ce qui est encore mieux pour l’environnement que d’acheter local? Cultiver ses propres légumes! Ainsi, en plus de connaître exactement la provenance de vos aliments, puisque vous les aurez fait pousser dans votre jardin, l’empreinte écologique sera nulle. Vous pourrez même utiliser le compost généré par vos déchets alimentaires comme engrais pour vos légumes.

Faire un jardin nécessite un peu plus de travail, mais vous ne trouverez pas d’aliments plus frais! Vous pourrez même les congeler pour en profiter plus longtemps.

Voici deux articles qui pourront vous aider à démarrer votre propre potager : « Jardinage 101 » et « Jardiner en ville en toute simplicité ».

7. Manger moins de viande et de produits laitiers

Selon Greenpeace, l’élevage représente 14.5 % des gaz à effet de serre, soit autant que le secteur du transport. De plus, 75 % des terres agricoles servent à élever du bétail. C’est-à-dire que, sur l’ensemble des terres agricoles mondiales, les trois quarts servent à faire pousser des grains qui serviront à nourrir le bétail, qui lui, sera utilisé pour nourrir la population.

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L’élevage industriel requiert également d’énormes quantités d’eau. En effet, la production de viande nécessite des quantités d’eau plus importantes que celle des céréales et des légumineuses. Par exemple, la production d’un kilogramme de bœuf nécessite en moyenne 15 000 litres d’eau.

Une alimentation végétarienne ou végétalienne serait donc beaucoup plus avantageuse d’un point de vue environnemental, mais simplement réduire sa consommation de viande et de produits laitiers aurait une incidence positive sur son empreinte écologique! Voyez des astuces pour repenser son alimentation avec moins de viande. Vous pouvez entre autres incorporer les légumineuses et le tofu à votre alimentation plutôt que de manger de la viande et remplacer le lait de vache par du lait végétal.

8. Privilégier les poissons issus de la pêche durable

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, « 58 % des stocks mondiaux de poissons sont exploités à plein rendement et 31 % sont surexploités ». Parmi les poissons dont les stocks sont surexploités figurent le saumon et le thon. L’excès de pêche ne permet pas aux espèces de se reproduire adéquatement, et cela risque d’entraîner l’extinction de certaines espèces.

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La pêche durable est une pêche qui s’assure de laisser aux poissons le temps de se reproduire et qui ne nuit pas à leur environnement et aux autres espèces. Pour savoir si le poisson que vous achetez est issu de la pêche durable, repérez les logos qui le certifient, comme celui du Marine Stewardship Council (MSC). Dans tous les cas, il faudrait éviter les poissons dont la pêche est excessive, comme le saumon et le thon. Vous pouvez les remplacer par des poissons moins connus, mais tout aussi bons, comme la morue du Pacifique ou la truite arc-en-ciel. L’Aquarium de Québec a d’ailleurs établi un guide pour vous aider à mieux choisir votre poisson.

9. Réduire les déchets dans la cuisine

Le plastique est un gros problème de la société d’aujourd’hui; tout est toujours suremballé. Même si certains plastiques sont recyclables, la plupart des emballages se retrouvent à la poubelle. Alors que les sites d’enfouissement débordent, il devient inévitable de changer ses habitudes de consommation et de se diriger vers un mode de vie zéro déchet. Du moins, il faut essayer le plus possible!

Pour réduire les déchets dans la cuisine, vous pouvez entre autres :

  • acheter vos produits en vrac;
  • utiliser des sacs réutilisables;
  • éviter les capsules de café;
  • choisir des solutions de rechange écologiques aux sacs ziploc;
  • recycler tout ce que vous pouvez, etc.

Si vous désirez adopter le mode de vie zéro déchet, cet article pourrait vous intéresser : « Mouvement zéro déchet : par où commencer? ».

10. Réduire sa consommation d’aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés nécessitent beaucoup d’ingrédients, notamment pour la conservation du produit, qui sont souvent peu profitables à l’environnement, comme l’huile de palme et de nombreux produits chimiques. La production d’aliments ultra-transformés entraîne donc souvent la contamination de cours d’eau et la déforestation, ce qui contribue par le fait même à la destruction de l’habitat de plusieurs espèces animales.

Parmi les aliments les plus transformés, on retrouve :

  • les boissons sucrées;
  • les jus de fruits;
  • le pain;
  • les repas prêts-à-manger;
  • les yogourts aromatisés.

Pour réduire son empreinte écologique alimentaire (et pour sa santé), il faut donc éviter autant que possible sa consommation d’aliments ultra-transformés. Le meilleur moyen d’y arriver est de cuisiner le plus souvent possible!

Bonduelle pour l’environnement

Chez Bonduelle, groupe mère d’Arctic Gardens, nous souhaitons aussi faire notre part pour l’environnement! Nous croyons en notre slogan « La nature, notre futur » et nous faisons notre possible pour contribuer à une planète en santé.

Chacune de nos usines d’Amérique du Nord possède son plan d’action, revu annuellement, qui évalue les bonnes pratiques en matière d’énergie et d’eau. À la fin de chaque année, nous pouvons donc évaluer la progression de chaque usine, dans le but d’atteindre un score de 100 % d’économie d’énergie et d’eau potable.

Pour l’année 2017-2018, le taux de valorisation des déchets était de 86 %, et nous souhaitons atteindre 95 % d’ici 2025.

Dans nos champs, aucun OGM n’a sa place et l’essentiel de nos légumes pousse dans le pays où ils seront vendus. De plus, nous travaillons fort pour cultiver des produits sans résidus de pesticides et concevoir une gamme de produits biologiques. Nous tentons également de réduire considérablement les insecticides dans nos champs en utilisant plutôt des pièges à insectes, par exemple.

Nos objectifs d’ici 2025 :

  • des terres cultivées plus écologiquement : nous aurons développé nos pratiques d’agriculture durable pour minimiser l’usage de produits de traitement des plantes et de fertilisants minéraux
  • encore plus d’énergie renouvelable : des usines mieux équipées pour produire des énergies renouvelables, des plans zéro perte de ressources naturelles du champ à l’assiette, de l’eau recyclée directement sur le site
  • des aliments durables et sains : les légumes sont un aliment d’avenir pour la planète. Nous aurons poursuivi leur valorisation au travers de leur traçabilité, des recettes, du bio, d’emballages respectueux de l’environnement, de nos circuits courts…
  • obtenir la certification B Corp : la certification B Corp est accordée aux entreprises qui répondent aux exigences sociétales et environnementales, de gouvernance ainsi que de transparence envers le public

« La transition est en route!
Et chez nous, elle est déjà bien avancée. »

 

Même si le Jour de la Terre est célébré seulement une fois par année, il faut faire des efforts toute l’année pour aider notre si belle planète à rester en santé! Et vous, que comptez-vous faire pour réduire votre empreinte écologique?

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